Ingrid Betancourt

février 22, 2005

Un baiser pour la lutte contre le sida

"Vous vous souvenez sans doute du baiser que Clémentine Célarié avait donné à un jeune homme séropositif sur le plateau du Sidaction 1994. Par ce geste fort et symbolique elle combattait à sa manière la discrimination qui touchait les personnes infectées par le VIH.

11 ans après, peu de choses ont changé. La stigmatisation, le rejet, la peur sont toujours très forts. Face à ce constat, Clémentine qui est désormais membre de l’association Sidaction, a décidé d’organiser un nouveau baiser, mais cette fois collectif, et d’en faire un clip.

Ce clip sera diffusé lors du Sidaction 2005 et c’est Patrice Leconte, le réalisateur des « Bronzés » de « Tandem », du « Mari de la coiffeuse », mais aussi de nombreux spots publicitaires qui le réalisera.

L’idée est de repartir des images du Sidaction 1994 mais au lieu de se limiter à deux personnes, le baiser va peu à peu se propager à l’ensemble du public composé de personnes séropositives, de personnes séronégatives (évidemment, ni les uns ni les autres ne sont identifiés), d’anonymes et de personnalités connues.

Selon le désir de chacun le baiser sera léger, fraternel, tendre, amical ou passionné…Nous pouvons compter sur le talent de Patrice Leconte pour magnifier ce geste de solidarité.

Le tournage aura lieu le 28 février à 13h au Studios de Boulogne Billancourt – 2 rue de Silly – à Boulogne.

Vous êtes séronégative/séronégatif et vous souhaitez nous aider à lutter contre la stigmatisation et les préjugés

Vous êtes séropositive/ séropositif et vous souhaitez nous aider à faire changer le regard des autres

Nous vous vous invitons à participer au clip de Clémentine. Pour tout renseignement, contactez Marie Lussier chez Sidaction au 01 53 26 49 89.

Merci.

Frédérique Camize
Directrice collecte et communication de Sidaction"

C'est une belle idée! j'espère que nous y serons nombreux.
Bruno

février 15, 2005

vente d'armes

Il y a d'un coté les intentions face aux micros et aux caméras et de l'autre la réalité.

bruno

février 10, 2005

new site

ça y est le nouveau site est en ligne!!
C'est Anne France qui l'a fait!!! c'est netdcom qui l'a réalisé!!(pas chèèèr, merci à vous compagnons de la première heure).

L'offre de transformation de points "carré rouge" démarre aujourd'hui pour les clients SFR, nous espérons qu'ils seront nombreux à utiliser cette nouvelle possibilité.

Qui sera le prochain partenaire ? : banque (on discute sérieusement), grande distribution( ça avance bien), assurance( certaines sont intéressées), presse (on a un oui, mais pas encore de date)...

Ont fait des pronostics?

bruno

février 04, 2005

Firefox

Firefox en Français:

http://frenchmozilla.sourceforge.net/firefox/

C'est vraiment GLOP, GLOP!

bruno

février 03, 2005

Bobby Sands

"L’esprit n’est pas captif des murs,
Lumière qui brûle dans la nuit,
Cherchant couleurs des temps obscurs,
Les ‘si’, les ‘quand’ et les ‘et puis’...
Et j’aimerais être le héros de ma mère fière et âgée
En avant, toujours en avant..."

Tout est dit.

bruno

Rony Brauman

« Quand on collecte des fonds, on doit pouvoir répondre de leur usage. »

Point de vue de Rony Brauman*, paru dans « ELLE » le 31.01.05.

* Ancien président de Médecins sans frontières, professeur à l’IEP de Paris.

« Je ne comprends pas le sens des campagnes de dons, des concerts par exemple, qui sont organisées encore aujourd’hui pour venir en aide aux victimes du tsunami. Des milliers d’initiatives ont déjà été prises, depuis la plus petite paroisse jusqu’à l’ONU en passant par les armées, la Croix-Rouge et les ONG : l’aide est aujourd’hui largement financée. Je parle du financement de l’urgence, de l’aide à la survie et au redémarrage de la vie. Quant à la reconstruction, c’est-à-dire celle des équipements collectifs et des capitaux individuels, ce sont les municipalités, les institutions locales, les gouvernements qui, soutenus par les fonds internationaux, vont la faire. Les ONG n’ont pas la charge de cette reconstruction. Même si elles peuvent fournir de l’aide de personne à personne, de petit groupe à petit groupe – et cette aide revêt une grande importance pour les gens concernés -, le rôle des ONG reste marginal à côté de l’aide publique.
Pourquoi entretient-on l’ambiguïté entre l’urgence et la relance de l’activité sociale et économique ? Pourquoi TF1 a répété jusqu’à l’ivresse : donnez, donnez, il n’y aura jamais assez ? Pourquoi a-t-on amplifié le nombre des victimes, évoqué jusqu’à 5 millions de sinistrés, parlé de milliers d’enfants abandonnés en proie aux mafias alors qu’on savait que ce n’était pas vrai ? Pourquoi les médias ont-ils favorisés cet emballement en faisant du marketing et de la communication plutôt que de l’information ? Pourquoi en a-t-on rajouté dans l’émotion ? On a perdu la raison dans le but de projeter une vision idéalisée de soi, on est parti dans un vertige de glorification du don et on a fabriqué un spectacle trompeur. Quand on collecte des fonds, on doit pouvoir répondre de leur usage. Le temps des questions va arriver et je crains le retour de bâton.
Je ne critique pas, bien au contraire, l’émotion collective devant cette catastrophe mondiale qui a fait des victimes sur tous les continents : elle fait que le monde est humain. Mais les ONG sont aussi là pour rappeler que la réalité est plus complexe et qu’il y a d’autres endroits où l’aide est attendue. Aujourd’hui, il y a, en Afrique par exemple, des réfugiés, des victimes de guerres et d’épidémies pour lesquels les besoins sont immenses et la solidarité indispensable. J’espère que ce protocole compassionnel n’aura pas découragé les donateurs. »

février 02, 2005

Quotidien durable

une adresse sympa avec des gens sympas pour les gens sympas. La richesse de mon vocabulaire m'émerveille!!!

http://quotidiendurable.com

bruno

février 01, 2005

SOUDAN : VOTRE AVIS, et SIGNEZ LA PETITION d’ AMNESTY !

La guerre civile au Soudan : un premier pas a été fait pour régler le conflit avec le sud, mais à l’ouest, au Darfour, les massacres continuent !

Dimanche 9 janvier 2005, un accord de paix historique a été signé entre le gouvernement du Parti du congrès national (NLC), au pouvoir à Khartoum, et la rébellion sudiste de l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA). Une solution politique a été trouvé après 21 ans de guerre – la plus longue actuellement en cours sur le continent africain – plus de 2 millions de morts et des années d’intenses négociations et de pressions internationales.

Principaux points de l’accord avec le sud :
- une période d’autonomie pour le sud de 6 ans, et un référendum sur l’indépendance à l’issue de cette période,
- le partage du pouvoir,
- le partage des ressources pétrolifères.

Pour tenter de comprendre l’origine du conflit, il est indispensable de faire un retour en arrière de quelques siècles.

Au VIème siècle, le nord du Soudan actuel, la Nubie, est partagé en 3 royaumes chrétiens. L’invasion arabe commence dès le VIIème siècle, et aboutit 9 siècles plus tard à la chute de ces 3 royaumes. Le nord s’arabise et s’islamise, bâtissant son pouvoir sur le commerce florissant de la traite d’esclaves, venant du sud.
En 1820, l’Egypte envahit le Soudan qui en devient une colonie, puis un condominium anglo-égyptien. L’occupant anglais n’arrête en rien la traite d’esclaves, mais s’appuie au contraire sur les élites du nord.
Vient ensuite l’indépendance en 1956. Dans le processus d’indépendance, le sud – majoritairement africain, animiste ou chrétien – qui souhaitait une confédération de 2 états, fut très peu représenté et comprit vite que le gouvernement du nord – arabophone et musulman – imposerait une unification du pays « radicale ».

La première guerre civile, déclenchée par le sud qui refuse cette domination, éclate 6 mois avant l’indépendance. Elle durera 17 ans et fera plus de 800 000 morts.

En mai 1969, un coup d’Etat porte au pouvoir le colonel Nemeiri. Il amènera la paix entre le nord et le sud grâce aux accords d’Addis Abeba en 1972, qui accordent une autonomie régionale au sud et garantissent dans la Constitution une liberté culturelle et religieuse.

Suite à la découverte de pétrole dans le sud du pays en 1979, le nord veut modifier les frontières entre les deux régions afin d’inclure les puits de pétrole dans son territoire. Le gouvernement central casse les accords d’Addis Abeba.

En avril 1983, le sud, qui avait alors une autonomie régionale avec gouvernement et parlement, reprend les hostilités menées par le colonel John Garang, chef de la SPLA. C’est le début de la 2ème guerre civile. La charia, la loi islamique, est imposée par le nord à tout le pays, même si il n’y a dans le sud que 10% de musulmans.

La situation n’avait cessé de se détériorer depuis, jusqu’aux accords du 9 janvier dernier.

Et il ne s’agit que d’une paix partielle, car ces accords n’associent pas la région du Darfour, à l’ouest du Soudan, où survivent 3 millions d’habitants. La population y est arabe et africaine, à grande majorité musulmane. Traditionnellement, les africains ont les terres, et les arabes, le bétail. Face aux situations de famine, les conflits se sont intensifiés entre les groupes. Depuis début 2003, les milices arabes pro-gouvernementales opèrent un nettoyage ethnique sur les africains, un conflit donc non pas religieux, mais racial.
Les massacres continuent aujourd’hui, aux yeux de tous.

Voilà, pour ceux qui veulent dire leur indignation, et signez une pétition d’Amnesty International à destination du Président de la République Française.
www.amnesty.asso.fr

Anne France